
Mais sans la chance, on ne fait rien ...
Mr Zac tient une galerie à Douala où il faut aller. Il a de l'artisanat, il a de l'art, il a des antiquités, un beau domaine que celui-là. Cela vient de partout en Afrique, du pays Dogon, de RDC,
du Gabon, du Cameroun, de Cote d'Ivoire ... Il manque l'Afrique de l'Est et du Sud, sans doute la barrière de la langue qui empèche de faire du business dans de bonnes conditions.

Et Mr Zac a peut être une annexe dans ma maison vu tout ce que je prends chez lui. C'est comme ça. Des masques, des poupées, des tabourets, d'un peu partout. C'est aussi une invitation au voyage
quelque part, à travers les pays et tribus d'où proviennent ces objets ... Tout le monde aime pas tout, mais il y en a pour tous les gouts à priori ...

Lui je l'aime bien pour son côté skieur qui est un peu décalé avec le fait qu'il vient de chez les Fang où la neige, y en a pas souvent.
Pagaie avec design spécifique pour plus d'efficacité, à moins que ce ne soit l'usure ... Bientôt ça ressemblera peut être à du papier à cigarette.

Tant que la pirogue avance, y a pas de soucis après tout.
En décembre tout est sec, surprenant, mais normal. Les herbes sèches que l'on fait bruler pour que reprennent les paturages. La vallée des roniers est pleine de roniers, de baobab, de source qui
sortent de la montagne, superbe.
Et puis la pluie arrive, elle tombe comme nulle part ailleurs sauf que c'est pareil dans tous les pays tropicaux quand même, et puis le pont s'en va, la route avec, et la seule issue de Poli
l'enclavée se transforme en limons ...

Et là ? Ben il faut attendre la décrue. Sachant qu'à chaque pluie ce sera de toutes façons la même chose, les mayo passant d'un filet d'eau à celui d'un fleuve majestueux en quelques jours.
Donc Poli, plus de pont, plus de route pour y aller. Pas cool.
C'est où Poli ? Pardon. Au sud-ouest de Garoua dans le Nord Cameroun, avant que ne commencent les paysages de Sahel.
Une joli fleur dans le jardin, un matin clair après une arrivée sous la pluie la veille.
